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Mouvement d’humeur de Chirac

Mouvement d’humeur de Chirac
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Le Président français vient de dire récemment, à la proposition du Président sud africain de réduire graduellement la force Licorne en Côte d’Ivoire pour éviter une politique néo-colonialiste d’occupation, qu’il ne ferait plus rien qui puisse entraver ou confisquer le processus de paix dans ce pays. Il ajoute qu’il a promis à son homologue qu’il ne sera plus désormais coupable « de mouvements d’humeur »

Or donc le Président Chirac a été coupable d’un mouvement d’humeur quand il a ordonné, en violation du droit international, ses forces Licornes sous, d’ailleurs, mandat de l’ONU, dans un acte de barbarie et de vandalisme d’Etat pour ne pas dire de terrorisme d’Etat, de casser les avions d’un état souverain comme la Côte d’Ivoire qui était entrain de réussir sa réunification contre une rébellion créée, gonflée comme un ballon de baudruche, soutenue et protégée par l’Elysée contre les intérêts des peuples français et ivoirien ?

Dans tous les cas il faut comprendre, si ce n’était déjà fait, dans cette cynique démarche de Chirac qu’il se définit comme quelqu’un qui est capable du pire voire un homme pire. La résistance est donc avertie !

Ceux qui, comme nous, se battent pour préserver, malgré tout, les liens d’amitié et de coopération franche et fructueuse franco-ivoirienne doivent faire pression sur Jacques Chirac afin qu’il ne détruise pas le peu de capital de confiance, et d’amour vrai qui subsiste heureusement encore entre les peuples français et ivoirien.

Chirac et Gbagbo doivent multiplier les négociations et les sommets, malgré des haines qui peuvent exister entre les deux hommes, pour renforcer davantage ce capital et le fructifier. Les raisons et les intérêts d’Etat, la realpolitik doivent primer sur les états d’âmes de ceux qui exercent au sommet des Etats. Nous ne nous sommes pas trompés quand nous avons inscrit ce point, à la première place dans notre Indispensable Plan de Paix et de Développement du 22 septembre 2004. Tout découle d’eux, tout aboutit à eux. Il est question pour le bonheur des peuples français et ivoiriens que Chirac et Gbagbo se réconcilient. Oui maintenant et pas à l’heure de notre mort !

Nous demandons à Chirac de procéder sans tarder à la vidange du Nord de notre pays de sa rébellion. Nous disons au Président français, après qu’il a tué politiquement la vieille opposition ivoirienne, jadis manipulée par lui, en agissant visiblement, depuis le 6 novembre 2004 pour elle et ses bras armés, et contre la République de Côte d’Ivoire, ses Institutions et les autorités qui l’incarnent, de se retirer militairement de ce pays ; de laisser des partis émergents comme le PIP organiser de façon pacifique et démocratique l’opposition car agir à la place de l’opposition en Côte d’Ivoire est un acte liberticide emprunt de colonialisme et pourquoi pas de racisme car étant toujours dans la logique que les Africains sont des sous-hommes donc qu’ils ne sont pas mûrs pour la démocratie.

Car nous sommes convaincus que c’est à cause de la démission et de l’incapacité de la vieille opposition gâtée par Houphouët-Boigny en son temps, et blottie derrière Chirac et donc de  l’absence d’une véritable opposition, capable de porter la dragée haute au FPI de Gbagbo au niveau des idées, des critiques constructives et d’un programme ambitieux et réaliste que la Côte d’Ivoire vit aujourd’hui sa plus grande crise depuis son indépendance en 1960.

C’est pour cela, nous demandons à tous ceux qui pensent comme nous, de rejoindre notre combat afin de préparer l’alternance démocratique qui s’inscrit dans l’ordre normal des choses. Nous devons, le moment venu et avec la bénédiction du peuple, apporter notre pierre à l’Edifice Ivoire pour des lendemains qui chantent.

Pour que la démocratie demeure un acquis en Côte d’Ivoire, une opposition, réelle, dynamique, responsable en face d’un pouvoir maîtrisé, fort, sécurisant, tous deux foncièrement soucieux du bonheur de leur peuple, conscient de leur limite, de la ligne à ne pas franchir pour lui garantir en tout temps ce bonheur.

Un peu de c½ur, d’âme, de vision, d’initiative et d’imagination, clef du bonheur d’un peuple !

 

GNADOU Dano Zady, Président du PIP, 25/11/04

Source www.pipci.org

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