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Mes trois propositions au chef central de la région de Zikisso

Mes trois propositions au chef central de la région de Zikisso
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My beautiful pictureA l’occasion de l’intronisation du chef central et de l’investiture des chefs des villages de Zikisso, je voudrais, dans un premier temps, apporter tout mon soutien au chef Séraphin Loblégnon, et lui faire quelques propositions, par la suite…

Veuillez me permettez-moi de dire que cet événement relatif à l’intronisation est organisé, avant tout, par l’association des chefs coutumiers de la région de Zikisso. Il n’y a que l’association des chefs, elle-même, qui pouvait en prendre l’initiative. Aucune date ne pouvait d’ailleurs être décidée sans l’aval du chef central. C’est vous dire qu’il s’agit d’une association autonome, bien structurée avec un bureau exécutif et dirigée par les chefs, eux-mêmes, qui sont des hommes sages. Cette association est née à leur seule et propre initiative. C’est à leur seul mérite, et à celui du chef central qui a accepté le rôle que ses pairs ont bien voulu lui confier. Même si c’est aujourd’hui que l’on parle d’intronisation officielle, il faut savoir que cette association fonctionne déjà depuis quelques années. Elle était déjà en place avant que bon nombre d’entre nous ne la découvre.

Bien sûr qu’il n’y a rien qui soit facile, mais c’est une joie de constater la naissance de cette structure… Il est clair que nul ne réussira à se servir de cette association de quelque manière que ce soit. Et je ne vois pas comment quelqu’un arriverait à se placer au dessus du chef central ou à lui dicter des idées. Nous veillerons tous à ce que personne ne tente cette aventure ; sauf à le faire à ses risques et périls. Je crois savoir que tous ceux qui voudront aider cette association seront les bienvenus, mais les chefs ne courent après personne. Là où, nous autres, admirateurs et sympathisants de cette nouvelle œuvre régionale, n’avons aucune inquiétude, c’est que pour tenter d’être au dessus du chef central, il faut déjà être chef de village. Or, justement, la position actuelle du chef central est la plus claire l’expression de la volonté de tous les autres chefs des villages. Je me dis donc, avec beaucoup d’optimisme, que cette structure qui espère la générosité de chacun de nous, est bien partie pour servir la région de façon efficace et durable.

Qu’est-ce qui fonde surtout mon optimisme ? D’abord, la qualité des hommes qui la dirigent dont le chef central lui-même qui est un frère et un ‘‘ami de trente ans’’ pour parler comme le président Jacques Chirac. Ensuite, cette association pourrait devenir une vraie autorité morale au sein de toute la région, et nous en avons réellement besoin. Et je crois, personnellement, qu’il s’agit peut-être, là, d’une structure de nature à éviter des dommages plus grands à la région.

Je serai donc très heureux d’être à Zikisso pour soutenir un ami, le chef central, et des parents que sont tous les autres chefs que je connais d’ailleurs tous, de façon individuelle. C’est une vraie joie qu’ils en soient arrivés là et j’aurais aimé avoir la possibilité de le faire savoir à tous nos frères et sœurs de la Diaspora. Je considère la naissance de cette association comme une vraie occasion pour renforcer l’unité et la solidarité dans la région. Et c’est le lieu d’exposer mes différentes propositions au chef central.

Première proposition : adaptons mieux les noms de nos nouvelles sous-préfectures

Avant d’exposer cette première proposition, voici une révélation que je voudrais faire, et pour la première fois, aux Zikié : la vieille et ancienne grande région de Zikisso couvrait tous les villages allant de Wliya-blé (écrit Ouraboua qui veut dire ‘‘le village d’où aucun téméraire ne sort vivant’’, o ya nbé wli) et Ouaga-lilié à Kadeko en passant par Gnakpa-lilié et Grand Gnablé. Notre vieux et ancien pays de Zikisso réunissait donc ceux qu’on appelle aujourd’hui : les Go-nwan (habitants de Gogné) et les Zikié (habitants de Zikisso).

Le mouvement migratoire de ces Zikié a été le suivant : de Lakota-Gnakpalilié à Godou, de Godou à Go-djié-ko. Et l’ancêtre des Go-nwan est parti de Go-djié-ko. Il a eu de nombreux descendants dont Ko nbli (qui a fondé Ko nblidou-ko), Godé (Godé-blé), Gaé (Gaélilié), Waga (Waga-lilié). Quant à Wliyablé, il a été fondé par les guerriers les plus redoutables du groupe. Les Go-nwan sont allés jusque dans le Guébié, et à Gagnoa. Gagnoa tire son nom, non pas du fromager, selon une version commune erronée, mais de Go-gnoa qui veut dire : les hommes à la force du chimpanzé ; forts comme les chimpanzés. Ceux qu’on appelle les Bété (bété n’ayant jamais été un vrai nom), s’appellent en réalité, les Gué nbié ou les Guia nbié gnoa qui veut dire : les guérisseurs de plaies.

J’en ai déjà longuement parlé dans un livre paru il y a déjà dix ans, et je voudrais rapidement revenir au sujet du jour pour dire que les Zikié et les Go-nwan sont des frères depuis toujours. La meilleure preuve nous est donnée par l’association des Zikié d’Italie qui, à l’époque, avaient décidé de construire des logements sociaux à Zikisso-village. Cette association est dite celle des Zikié d’Italie, mais elle est majoritairement composée de Go-nwan. Pour moi, même s’ils ne l’avaient pas bien compris, c’était, pour eux, une sorte de ‘‘retour inconscient aux sources’’. Dans leur comportement, il semblait y avoir, à mon sens, la manifestation d’une sorte d’‘‘archétype’’ pour parler comme Jung et les sociologues.

Aujourd’hui, la région ancestrale a, certes, perdu de nombreux territoires, mais l’actuelle, comme vous le savez certainement, ne se limite pas du tout au seul village de Dji nbli-dou (Djibridou), à ceux de Gawlé-dou et à celui de Mako-blé (Makoberi). La preuve, cette prochaine cérémonie portera sur l’intronisation du chef central, et sur l’investiture des chefs des villages de toute la région de Zikisso.

Cela veut effectivement dire que l’actuelle région de Zikisso ne part pas de Dji nbli-dou à Mako-blé. Elle va au-delà. Cela veut aussi dire que lorsqu’on franchit les portes du village de Mako-blé dans le sens Lakota-Laouda, l’on est encore et toujours à Zikisso. Lorsqu’on franchit le carrefour de Dji nbli-dou, pour ceux qui connaissent bien la région dont il est question, qu’on traverse les villages de Djato-blé (Zatoboua), Ga-gwlé (Gagoré), Digako, Kadeko pour se rendre à Nbliyi (Blihiri), l’on est encore et toujours à Zikisso.

Aujourd’hui, nous venons d’obtenir trois sous-préfectures et à partir de cette réalité géographique, mais également, à partir de toutes les autres réalités historiques, politiques, sociologiques et culturelles qui unissent tous les Zikié, le nom Zikisso ne devrait pas désigner une seule et unique sous-préfecture, comme c’est le cas de celle couvrant les villages allant de Dji nbli-dou à Mako-blé.

Cela ne correspond pas du tout à la réalité, tous les Zikié le savent bien. Et ils ne devraient pas entériner une erreur aussi catastrophique par leur silence. Nous ne sommes plus à l’époque de la tragique ‘‘conférence de Berlin’’ où les faibles avaient assisté, impuissants, au dépeçage de leurs territoires. En effet, l’on avait brutalement séparé des peuples frères. Je ne suis cependant pas contre les frontières entre les Etats. Je ne suis pas contre le tracé des frontières de nos sous-préfectures en ce qui concerne le territoire de Zikisso. Mais une fois que cela se soit réalisé, il aurait fallu poser la question aux Zikié de façon démocratique au sujet des nouveaux noms à leur attribuer. Et l’on aurait vu que notre réponse aurait été toute différente. Car le nom Zikisso est un nom commun à l’ensemble des sous-préfectures de la région. C’est le nom de toute la région comme il l’a été, jadis, pour tout le vieux pays de nos ancêtres dont je viens de parler.

Alors voici ce que je voudrais confier au chef central à ce sujet : il serait sans doute intéressant de parler de la région de Zikisso qui comporterait la sous-préfecture de : Zikisso-village ou Zikisso Chef-lieu ; de Ziki-Est Gagoré et de Ziki-Ouest Djidji.

Car je suis certain que la population et les citoyens de la région n’ont pas été consultés au sujet des nouveaux noms de nos nouvelles sous-préfectures. Il ne s’agit pas, pour ma part, de demander le déplacement des sièges de nos sous-préfectures, mais de bien évoquer, dans l’énoncé ou le libellé de ces noms, celui qui nous est davantage commun, à nous tous : Zikisso.

Il me semble d’autant plus urgent de mieux adapter les noms de nos différentes sous-préfectures que dans vingt ans, l’on serait obligé d’expliquer aux enfants qui naissent à partir de cette année que les habitants des sous-préfectures de Djidji et de Gagoré sont également des Zikié. Je veux dire que dans quarante ou cinquante ans, déjà, il ne sera pas évident que les Dida et les futurs habitants des villages actuels de Ga-gwlé, Godou, Nbliyi ou de Grand Gnablé qui deviendront certainement de grandes villes ivoiriennes, gardent correctement l’idée qu’ils se trouvent encore sur le territoire de Zikisso.

Et on peut craindre que l’on se retrouve, plus tard, dans le même cas des Zikié actuels dont certains ne savent même pas que leur territoire ancestral s’étendait jusqu’à Gogné, qu’ils ont des parents dans le Guébié et dans la région de Gagnoa. C’est exactement ce qui pourrait nous arriver. Il y a donc lieu, et il n’est pas encore tard, de prévenir la dislocation de la région en corrigeant les noms de nos nouvelles sous-préfectures, dès à présent. Les différentes appellations que je suggère au chef central peuvent ne pas être retenues, l’essentiel étant de faire de sorte qu’à partir des noms issus de leurs nouvelles sous-préfectures, les Zikié sentent immédiatement ce lien ancestral qui les a toujours liés.

Deuxième proposition : harmonisons les noms de tous nos villages

La deuxième proposition que je me permets de faire au chef central est presque similaire à la première : à savoir que tous les noms de tous les villages et de tous les campements de Zikisso doivent s’inscrire dans l’esprit de la langue dida. Ainsi, tous les noms qui, dans la région de Zikisso, se terminent d’une autre façon que par les suffixes : lilié, ko, dou, blé, etc… devraient adopter ceux-ci.

Les raisons de cette deuxième proposition ? Elle obéit à notre souci d’unité culturelle. En toute logique, je mets le chef central en tête en parlant de ces propositions, mais c’est à tous les autres chefs, ses plus proches collaborateurs, que je voudrais les confier également. A travers le chef central, c’est aussi une façon de confier ces propositions à toute la population de Zikisso ; qu’elle soit venue du Nord ou du Sud de notre pays, qu’elle soit venue de l’Est ou de l’Ouest de la Côte d’Ivoire ou encore des pays frères de la Cedao. C’est bien à toute cette population et à ses représentants que je voudrais également m’adresser en passant par son chef central, chef Loblégnon, pour lui demander de bien vouloir y réfléchir avec attention afin que ces propositions soient portées à la connaissance de nos autorités administratives compétentes ou des pouvoirs publics.

Le disant, je ne fais que mon devoir de simple citoyen qui voudrait partager son expérience. Pour l’instant, le danger n’est pas perceptible, mais… Ah si. Le danger est déjà présent. Voici un exemple bien précis qui peut inquiéter par rapport à la cohésion même des Zikié. Et prenons le cas de notre communauté vivant en France. Je sais déjà que lorsque les ressortissants de la sous-préfecture de Djidji, par exemple, se réuniront, ils n’accepteront jamais que quelques uns de Gagoré ou de Zikisso-village participent à leurs réflexions ; et inversement… Personne ne saurait accuser l’Etat qui a toujours le souci de mieux gérer son espace en procédant à l’aménagement de son territoire. Tel est actuellement le cas de notre région. Mais alors, rien n’oblige les Zikié à s’éloigner les uns des autres.

Et pourtant, tous nos leaders défunts n’avaient jamais ménagé leurs efforts afin que notre région reste unie : Ablé Soukou, Dakwli, Gnagbo Goï, Dakwli Gano Bloguéï, Djakla Yaou Djitou, Ablé A-nbalé, Djakla Kwassi, Kwadja Ablé, Agbè Nboliga… Il s’agit, des grandes figures historiques de la région de l’époque coloniale, déjà. Mais, nous avons aussi connu d’autres grands combattants pour l’unité des Zikié dont Mnoco (Moroco). Sa mère s’appelait Madou Gbalé et elle était originaire de Gnagbaméko. Certes, cela nous ramène à une époque très lointaine, mais plus près de nous, il y a eu, et quelques uns sont encore vivants, Gaé Gwé, Coco nbou Dé-nbo, Gnègblé Doua-nbèlo, Légou Denis, Sa nblé Lambert, Dakwli Maurice, Dago Ali, … Gnagbo Bernard, Opely Ba do nbè, Kpa nbéï Fidel, Danon Gbi nbèlo, Ouapo Augustin, Okodjoa Georges, Ziogba Atéalé, Gnébli Yao, Ali Ba do nbè, Bagnon Dou nblé, Kwamé Nbléssou, Gbéglé Victor, Ouapo Teti Faustin, etc…

Je n’oublie pas le socle même de toute unité : la culture. Et cette unité culturelle porte sur notre tradition qui nous est commune comme le sont nos danses, nos contes, notre corpus de chants traditionnels, notre ‘‘Club Ateldet’’ qui devrait revivre, nos rites de mariages, etc… Mais l’essentiel de notre unité culturelle, c’est surtout et avant tout, la pratique de notre langue qu’il faut savoir défendre. Ne laissons pas mourir cette langue, ‘‘cette âme’’ que nous ont laissée nos pères. En effet, le voyageur qui arrive déjà au village de Guéboua qui a été fondé par des familles de Kadeko, et qui se rend à Digako ou à Grand Gnablé, doit se rendre compte qu’il traverse une région où se parle la langue du pays. C’est d’ailleurs le combat que mène actuellement, et avec détermination, Tchiégnon Gbéglé Zoulou du village de Gnagbaméko. Selon cet éminent philologue (de notre langue), celle-ci, c’est ‘‘a né, loco wéli’’ et cela veut dire : ‘‘notre parole dans laquelle nous baignons’’ (a loco wéli), nous enseigne-t-il. Après l’avoir suffisamment écouté, je me suis laissé convaincre que Tchiégnon, à travers la structure Hena (nom inspiré de la déclinaison du verbe é na) qu’il tente de mettre en place, petit à petit, pourra efficacement nous aider à sauvegarder cette langue. Je le soutiens d’autant plus dans le monde, et selon les statistiques des experts, une langue disparait toutes les deux semaines. Et qui dit que la nôtre n’est pas en danger ?

L’unité culturelle ne se sépare pas de la sociologie et de l’expérience de la vie quotidienne même. C’est donc pour cette raison que la langue doit consister, en tout cas dans le conteste du peuple des Zikié comme partout ailleurs, un véritable trait d’union ; comme le fait d’harmoniser les noms de tous nos villages. Ainsi, le nom d’un groupement comme Faitaikro, par exemple, qui n’est actuellement rien d’autre qu’un village de Zikisso, devrait effectivement s’appeler comme un village de Zikisso car c’est notre village à nous. Et donc, nous devrions désormais appeler ce village, non pas Faitaikro, mais Faitaiko (comme Digako, Gnagbaméko, Go-djié-ko, ou Faitai-blé (comme Gnablé, Déblé, Mako-blé, Gnaka-blé, Djato-blé, etc…)

De la même façon, Moussadougou, dans le Djidji, devrait s’appeler : Moussadou ou Moussadou-ko comme Go-djié-ko, Lohou nbo-ko, Gnèpo-ko, Gbadama-ko, etc… D’ailleurs, un campement fondé autrefois dans la région, et situé entre Gogo-wli (Gogohouri) et Yloglo (Yorogrohoin) s’appelait Filliondou-ko, du nom de l’exploitant forestier qui s’y était établi. Et il serait intéressant qu’on y arrive, un jour. Mais je connais l’esprit d’engagement de notre chef central et j’espère qu’avec le soutien de tous les membres de son association, l’unité de la région se fera dans tous les domaines, et dans l’union.

Je m’adresse en priorité au chef central, mais c’est dans le même temps, une invitation que je voudrais lancer à toute l’opinion régionale, à tous les villageois de la région, aux paysans et agriculteurs, à tous nos intellectuels, aux membres de la Diaspora, et à toute la jeunesse originaire de la région dans toute sa diversité (élèves, jeunes ouvriers et étudiants, apprentis) ; afin que ces propositions soient bien soutenues. Car le chef central ne devrait pas être seul face à ses charges.

Troisième proposition : nous attendons des pistes praticables depuis 53 ans : nous souhaiterions que les 360.200.000 fcfa qui nous avaient été déclarés par le Conseil général commencent, enfin, à nous servir.

La troisième et dernière proposition que je me permettrais de faire, porte sur une question douloureuse liée au développement économique de notre région : celle de nos pistes villageoises. A ce sujet, le plus grand comédien de notre région, Tchétché Le Faux, l’ancienne vedette de la télévision ivoirienne qui est originaire du village de Mako-blé a récemment poussé un cri de cœur en attirant l’attention de notre communauté vivant en France sur l’épineuse question de nos pistes villageoises. Et il est loin d’avoir tort. Dès son retour de Zikisso où il a séjourné quelques semaines, Charles Lobé de son vrai nom, m’a immédiatement appelé pour me conseiller de reprendre à nouveau la réflexion sur le projet dit ‘‘Opération route’’ dont les Zikié de France avaient été porteurs au début de la guerre ivoirienne.

De quoi s’agit-il ? En août 2003, voici dix ans de cela, nous avions reçu, à Zikisso-village ou Zikisso Chef-lieu, l’ancien président de l’assemblée nationale. Avec le concours et le soutien de toutes nos filles et tous nos fils résidant en France, une journée pour la paix et le développement avait été organisée à cette occasion. Et le président du Conseil général d’alors avait annoncé une enveloppe de 360. 200. 000 f cfa qu’il se proposait d’affecter à la réfection de toutes nos pistes villageoises. Sans du tout chercher à le prendre à témoin, je voudrais rappeler que notre chef central actuel qui m’avait beaucoup soutenu dans l’organisation de cette journée, avait d’ailleurs assisté à cette cérémonie. Et un document relatif à la déclaration de l’ancien président du Conseil général est bien visible sur internet et sur de nombreux réseaux sociaux comme sur les sites de Khadhormedia ou de Zikisso.com qui ont pris l’engagement de faire éclater la vérité à ce sujet, de façon démocratique, et je les remercier pour la cause.

On peut supposer que la situation que connaissait notre pays, à cette époque, ne permettait à personne une réelle efficacité. S’il est vrai que nous ne sommes plus forcément dans la même situation sociopolitique qu’hier, il serait absolument utile pour la région de Zikisso que les travaux routiers annoncés publiquement depuis dix ans puissent voir le jour. Pour tous ceux qui s’étaient investis dans ce projet, tout comme pour moi-même qui vous parle, c’est bien le moment pour que l’Etat qui reste toujours une continuité, accepte d’examiner ce cas relatif à l’absence de pistes praticables dans la région de Zikisso.

Il se peut que cette ancienne situation concernant les 360 200 000 f cfa que je viens d’évoquer soit devenue difficile à rattraper. Alors qu’il me soit permis d’insister auprès de notre chef central afin qu’il accepte de faire sienne cette cause afin que la région de Zikisso puisse sortir de son désenclavement qui dure déjà une éternité…

Pour terminer, je voudrais lancer un appel tout simple : que tous les Zikié soutiennent leur chef central que je sais très disponible et très ouvert afin que notre région puisse avancer dans un élan concerté où personne ne cherchera à se servir des autres : dans la paix, dans l’Amour et dans la Fraternité. C’est surtout le sens du message que vient de nous lancer, dernièrement, le père Germain Gazoa.

PAIX ET Amour Fraternel chez les Zikié

TEBI JOACHIM ABLE

Paris 20 décembre 2013

E-mail : abletebi@yahoo.fr

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