Le G7 fait le bilan : ACCRA III : CONSTAT D’ÉCHEC – Ivoir' Press
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Le G7 fait le bilan : ACCRA III : CONSTAT D’ÉCHEC

Le G7 fait le bilan : ACCRA III : CONSTAT D’ÉCHEC
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Sortie de crise
Le président du directoire du G7, M. Alphonse Djédjé Mady a à 24 heures du rendez-vous de Yamoussoukro a avoué qu’AccraIII a échoué.
Nous sommes au regret de constater que la mise en œuvre d’Accra III a échoué”

C’est en ces termes que le président du directoire du G7, Alphonse Djédjé Mady, exprimait hier, au siège du PDCI, son pessimisme quant à l’application des Accords d’Accra III signés le 30 juillet dernier.

Trois mois après le sommet de la capitale ghanéenne, le G7 se dit préoccupé par les différents manquements de la part du Chef de l’Etat et du FPI, le parti au pouvoir. Toutes choses qui, si on n’y prend garde, soutient Djédjé Mady, la Côte d’Ivoire risque une nouvelle implosion plus meurtrière que la crise actuelle. Le G7 dénonce en effet, le manque de volonté politique du Chef de l’Etat et du FPI, matérialisé par le respect des différents engagements pris devant la Communauté internationale. Cette attitude selon Djédjé Mady se justifie par le refus des députés du parti au pouvoir de soutenir l’adoption des textes législatifs issus des différents accords. Alors que, fait remarquer le président du G7, “ces textes de loi devaient être adoptés pour la fin août 2004”.Face à cette nouvelle situation que le G7 qualifie de blocage, le directoire interpelle le camp présidentiel à plus d’engagements, en faisant voter les projets de loi conformément à l’esprit et à la lettre des Accords de Marcoussis. Le président du directoire du G7 a profité de la rencontre avec la presse pour dénoncer la passivité du groupe de suivi et du comité international de suivi des différents accords, qui pourrait conduire le pays dans le chaos, avec le risque d’une guerre civile. Malgré toutes les insuffisances dénoncées, le G7 n’entend pas suspendre encore une fois, sa participation aux activités du gouvernement. Mais il veut compter sur le sens de la responsabilité du parti au pouvoir, afin de faire avancer le processus.

MARC YEVOU

Déclaration du directoire du G7 sur les violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire
Le lundi 04 octobre 2004, quatre employés en service au domicile de Monsieur le Premier Ministre Alassane Dramane Ouattara, président du RDR ont été enlevés en milieu de matinée par des éléments de la Garde Républicaine affectée à la résidence du Chef de l’État Laurent Gbagbo. Il s’agit des nommés, Coulibaly Zana, Coulibaly Salikou, Yéo Pélégnan et Badolo Jean-Marc.

Ces personnes ont d’abord été conduites à la résidence du Chef de l’État à Cocody avant d’être emmenées à la caserne de la Garde Républicaine à Treichville. Ce même lundi, aux environs de 22 h, messieurs Coulibaly Zana, Coulibaly Salikou et Yéo Pélégnan ont été libérés après avoir subi de graves tortures et sont actuellement admis dans une clinique de la place où ils reçoivent les soins nécessités par leur état de santé. Quant à monsieur Badolo Jean-Marc, après avoir été victime des mêmes sévices, il a été jeté à la lagune. Le mercredi 06 octobre 2004, les Sapeurs Pompiers ont repêché un corps des eaux de la lagune Ebrié au quai 17 du Port Autonome d’Abidjan en présence du Procureur de la République, du médecin légiste, d’un huissier de justice et du Conseil des victimes. Après vérification, il est établi que le corps découvert sans vie est bien celui de Badolo Jean-Marc. Le Directoire du G7 s’incline devant la dépouille du disparu, présente ses condoléances à la famille et exprime toute sa compassion aux blessés à qui il souhaite prompt rétablissement.

Le Directoire du G7 s’indigne des différents actes de barbarie d’un autre âge qui sont le fait d’éléments de la Garde Républicaine en service à la résidence du Président de la République. Ces agissements ravivent les crimes odieux commis depuis l’avènement de la 2ème République et qui demeurent toujours impunis.

C’est pourquoi, le Directoire du G7:

• Condamne fermement ces actes criminels dignes des méthodes de la Gestapo et qui consacrent la criminalité institutionnalisée ;

• Exige que toute la lumière soit faite sur ces enlèvements et assassinats ;

• Interpelle le pouvoir judiciaire afin que les auteurs et commanditaires soient poursuivis, traduits devant la juridiction compétente et sanctionnés conformément à la loi.

• Interpelle le Chef de l’État garant de l’unité nationale et des libertés publiques sur son devoir d’assurer la sécurité des personnes et biens conformément à la Constitution ;

• Interpelle le Premier Ministre et l’invite à assumer ses responsabilités en tant que chef du Gouvernement devant la montée grandissante de l’insécurité et de la criminalité généralisées.
– Dénonce avec vigueur la répétition des actes de violation des droits de l’homme perpétrés dans une totale indifférence ;

• Rappelle aux Forces de Défense et de Sécurité leur devoir républicain d’assurer la sécurité des personnes et des biens ;

• Prend à témoin la

Communauté Internationale face à de telles violations dans un climat de terreur et d’impunité.
Fait à Abidjan, le 09 octobre 2004

P. le Directoire du G7

Prof. Alphonse

DJEDJE MADY
Fraternité Matin – 11/10/2004

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