G7-DIARRA : D’ACCORD LES MARCOUSSIS SE DÉCLARENT SATISFAITS APRÈS LEUR ENTRETIEN AVEC LE 1er MINISTRE – Ivoir' Press
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G7-DIARRA : D’ACCORD LES MARCOUSSIS SE DÉCLARENT SATISFAITS APRÈS LEUR ENTRETIEN AVEC LE 1er MINISTRE

G7-DIARRA : D’ACCORD LES MARCOUSSIS SE DÉCLARENT SATISFAITS APRÈS LEUR ENTRETIEN AVEC LE 1er MINISTRE
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Le dialogue politique a repris depuis 48 heures entre le Premier ministre et le G7. Ils se retrouveront lundi.

Ils se reverront lundi prochain, mais ce ne sera sûrement pas le dernier round des négociations que les Marcoussistes ont repris mercredi avec le Premier ministre, depuis leur dernière rencontre formelle du 18 mai dernier.

En attendant le prochain rendez-vous, « pour le moment tout avance bien » selon le mot du président de leur coordination, le Pr Alphonse Djédjé Mady. Qui n’oublie pas de signaler, à l’issue de la réunion d’hier que la « convergence de vue a été totale » en ce qui concerne la discussion des textes de l’Accord de Linas-Marcoussis qu’ils ont ensemble réexaminés. Mais les échanges de ce vendredi ont véritablement été centrés sur le mémorandum qu’ils ont soumis en mars au Chef de l’Etat et au chef du gouvernement et qui contient, rappelons-le, leurs principales revendications politiques. Ces échanges ont porté également, selon des sources proches de la rencontre d’hier, sur des sujets relatifs aux élections générales prévues pour la fin de l’année 2005 et particulièrement sur les structures de contrôle susceptibles d’en assurer la crédibilité. Le conseil constitutionnel notamment dont l’actuelle composition ne rassure pas les Marcoussistes du fait qu’une grande partie de ses membres sont réputés très proches du Chef de l’Etat. Le premier d’entre eux, le magistrat à la retraite M. Yanon Yapo, nommé récemment président de ce conseil qui avait été frappé de « suspicion légitime » par l’ancien avocat général Tia Koné, l’actuel président de la cour suprême au cours du procès des « événements du 18 février 1992 » dont l’accusé principal était M. Laurent Gbagbo, alors secrétaire général du FPI (Parti d’Opposition à cette époque). Il était suspecté, alors qu’il présidait le tribunal chargé de juger les accusés, de rendre un verdict qui ne condamnerait pas M. Gbagbo. C’est le même magistrat, réhabilité selon certains par sa nomination à la tête du conseil constitutionnel, qui sera chargé si le conseil restait en l’état jusqu’en 2005 de déclarer la victoire électorale des candidats. Naturellement, il est dès à présent suspecté… « légitimement » de pouvoir accorder éventuellement la faveur des résultats au candidat sortant de la prochaine consultation présidentielle.

Un autre sujet d’inquiétude exprimé par les Marcoussistes, est celui qui concerne les dysfonctionnement au sein de l’actuel gouvernement de réconciliation nationale, qui empêcheraient, rappelle le Pr Alphonse Djédjé Mady, la nomination des collaborateurs des ministres issus des formations politiques et mouvements autres que le parti du Chef de l’Etat. Le problème déjà posé à plusieurs reprises par le « G7 » n’est pas encore résolu. Il a donc resurgi dans les discussions d’hier. De même que la question de la sécurité qui a été abordée cette fois sous la forme d’une structure mise en place au Ghana par l’Accord d’Accra II qui a été conclu après celui de Linas-Marcoussis signé en France 2003.

Il s’agit du conseil national de sécurité qui officiellement devait constituer le cadre dans lequel devraient être choisi à l’époque les ministres de la Sécurité et de la Défense, mais servir aussi à examiner certains problèmes de sécurité. Ce conseil n’avait enregistré que quelques rencontres, avant de tomber dans un lourd silence. Les Marcoussistes, en prévision des challenges présents et à venir, en souhaitent la réactivation. Cela dit, la réunion d’hier a permis d’aborder essentiellement l’étude de quelques points du mémorandum notamment en son premier chapitre relatif au principal accord, celui de Linas-Marcoussis, qui consacrait la mise en place d’un gouvernement de réconciliation nationale avec tous les ministres désignés par les forces politiques signataires, sept d’entre elles sur les dix ont récemment suspendu leur participation aux conseil de gouvernement et au conseil des ministres et deux d’entre , le PDCI et les Forces nouvelles ont vu, il y a quelques semaines leurs ministres limogés par le Chef de l’Etat. On connaît les réactions de refus suscitées par les décisions présidentielle. Les Forces politiques qui composent le « G7 » vont elles retrouver la table du gouvernement ? La réponse du Pr Djédjé Mady aux journalistes qui lui posaient la question hier à l’issue de la réunion avec le Premier ministre, était teintée de surprise et d’indignation. « Qui est parti du gouvernement? Personne n’en est sorti, tous nos ministres continuent de travailler » a voulu rassurer le président des Marcousssites. Qui a, par la même occasion donné un signe d’espoir de décrispation : « ils ne vont pas aux conseils, mais les négociations actuelles visent aussi à régler tout cela et à y retourner »…

(© Fratmat – 12 Juin 2004)

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