Election Présidentielle 2005: Réaction sur la candidature annoncée de Charles Konan Banny – Ivoir' Press
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Election Présidentielle 2005: Réaction sur la candidature annoncée de Charles Konan Banny

Election Présidentielle 2005: Réaction sur la candidature annoncée de Charles Konan Banny
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Des cadres proches du gouverneur Charles Konan Banny réunis au sein du groupe de réflexion confiance, paix et développement (Copad) lui lancent un appel pressant afin qu’il réponde favorablement à l’attente des populations pour la présidentielle 2005.

Analyse et proposition de la société civile
En date du lundi 6 septembre 2004, le quotidien  » FRATERNITE MATIN  » nous apprend que notre compatriote, actuellement gouverneur de la BCEAO et sous contrat jusqu’au 31 décembre 2005, réunissant sa famille à Yamoussoukro aurait annoncé à celle-ci son intention de briguer la magistrature suprême.

Depuis, plusieurs quotidiens nationaux et internationaux n’ont cessé chacun avec son style de commenter, d’analyser la  » déclaration de fraternité matin. Charles KONAN BANNY est présenté par les uns et les autres avec ses atouts et ses faiblesses pour accéder à la conduite au plus haut niveau de la destinée de notre pays.

Cette annonce a suscité des commentaires de tout bord et a fait naître un espoir en l’avenir au sein de nos populations.

Dans nos quartiers, dans nos maisons, dans les bureaux, dans les appareils politiques les pourparlers entre les uns et les autres s’engagent. Tous se mettent à espérer d’un avenir meilleur pour notre pays. Des jeunes, des femmes, des hommes affaires, des associations, des paysans, des acteurs politiques interrogent chaque jour les amis de Charles KONAN BANNY pour en savoir plus et demandent à s’organiser, à se mettre en action pour construire la paix sous sa direction.

En effet, le retour de la paix demeure notre plus grande aspiration. Nous l’invoquons chaque jour au plus profond de nos c½urs meurtris par la guerre et la fracture sociale.

La veille du sommet d’ACCRA III, nous avions déjà exprimé notre cri de c½ur dans un article titré : Demain, la paix reviendra paru dans les quotidiens « NOUVEAU REVEIL  » et  » 24 HEURES  » du 28 juillet ainsi que  » L’INTELLIGENT D’ABIDJAN  » du 29 juillet 2004.

Il y a eu Accra I, Marcoussis, Kléber, Accra II et Accra III.

Au regard des pertes en vies humaines, des blessures profondes et des souffrances de nos populations, de l’insécurité que nous subissons tous les jours, de la perte de nos emplois ainsi que du manque de cohésion de notre gouvernement, nous avions espéré qu’une nouvelle flamme se rallume pour le retour de la paix.

Nous avons rêvé que le Président de la République et les représentants de la diversité politique de notre pays, ainsi que ceux de nos frères de la rébellion armée qui a pris les armes contre la mère patrie, se retrouvent pour poser les fondements d’une relation de confiance ; qui permette véritablement à notre pays de sortir de l’impasse socio- politique qui a détruit nos acquis, hypothèqué notre avenir et celui de nos enfants.

Nos sentiments étaient mêlés d’espérance et de crainte. La crainte que nos espoirs s’évanouissent dans les ambitions démesurées de nos représentants ; nous avions peur d’être à nouveau pris au piège des engagements qui se prennent à grands coups médiatiques et qui ne se tiennent pas….

Au sortir d’ACCRA III, notre espérance s’est traduite par un accord entre les enfants de la même patrie avec la signature du Président de la République.

Nous avions, pour notre part exprimé notre opinion ainsi que notre reconnaissance dans l’article intitulé,  » Accra III, Nous sommes Tous vainqueurs », paru dans le quotidien l’Evènement en Août 2004 dernier.

La paix dont nous avons rêvée ensemble n’était pas encore là, mais une volonté semblait s’être véritablement exprimée par nos représentants.

Nous attendons toujours une traduction palpable des paroles, des engagements écrits de nos dirigeants en actions mesurables, en valeurs concrètes pour le retour de la paix.

En effet, depuis les interprétations diverses et variées des mêmes engagements pris et signés devant des Chefs des Etats des pays frères africains, le Secrétaire Général de l’ONU, vont bon train chaque jour dans la presse et dans les discours politiques.

Pendant ce temps, la douleur de notre peuple persiste et ne cesse de grandir chaque jour que Dieu fait.

Depuis, la défiance et la roublardise continuent d’être le lot quotidien de certains de nos hommes politiques pour lesquels la misère et l’ignorance de nos populations continuent d’être le  » porte – avion  » de leur  » business « .

Depuis, certains de nos dirigeants préfèrent maintenir sous perfusion de  » dons  » de tous genres, nos populations meurtries plutôt que de mettre en ½uvre les solutions adoptées par tous les acteurs politiques, pour sortir de cette grave crise que nous traversons.

Depuis, des réseaux scrupuleux de notre production agricole et plus particulièrement ceux de la filière CAFE-CACAO continuent de vilipender les ressources de nos paysans sous les regards bienveillants de leurs maîtres.

Leurs idéaux et leurs belles promesses se sont volatilisés.

Depuis, alors que la famine continue de frapper à mort nos hommes, nos femmes et nos enfants dans les zones assiégées, ils sont à se demander s’il faut accepter deux ou six représentants de l’ex-rébellion dans la future commission électorale.

Depuis, nous n’avons toujours pas de visibilité véritable qui nous permette d’espérer en une stabilisation de notre situation et en l’esquisse d’un avenir meilleur.

Le pays continue lentement de s’enfoncer dans l’impasse….

Pendant ce temps, certains de nos dirigeants nous annoncent à grands coups médiatiques le  » bon comportement relatif  » de l’économie.

Et pourtant, les récents rapports de l’ONU sur la situation de notre pays et notre quotidien présentent un tout autre visage :

-La sécurité des biens et des personnes gage d’une reprise du redémarrage d’une activité économique et sociale est toujours au plus bas niveau dans toutes les régions du pays depuis les évènements de décembre 1999,

-L’avenir des générations futures, en nombre de plus en plus croissant, est plus que jamais sérieusement compromis avec un niveau de qualité qui ne cesse de se rapprocher chaque jour de celui des pays les moins compétitifs du monde ; au lieu d’être le lieu de l’excellence, l’école est devenue le nid d’un cercle vicieux de la violence entre eux; nous ne pouvons même plus imaginer un projet d’avenir pour nos enfants et les récentes valses de décisions dans l’éducation nationale n’en sont qu’un minime reflet de la triste réalité des faits.

-Les infrastructures de l’état, facteurs capitaux pour une économie dynamique, ont été détruites dans les zones assiégées ou ne sont pas renouvelées par manque d’opérateurs acceptant d’investir dans le contexte incertain actuel de notre pays,

-La fragilité de nos populations contribue fortement à la croissance des pandémies et la destruction lente de notre potentiel humain.

-Les droits de l’homme sont bafoués partout dans notre pays.

Face à cette grave situation que devons nous faire ? Continuer la politique de l’autruche et nous enfoncer encore plus au fond de l’impasse ?

Il est temps que les Ivoiriens et les Ivoiriennes prennent véritablement leur destin à nouveau en main. La paix, le retour à notre bonheur altéré par les stratégies des hommes politiques en mal de vengeance ne viendra que de nous même.

La paix viendra de notre volonté commune à nous retrouver dans la confiance à tous les niveaux.

Avec quels hommes et quelles femmes capables de rassembler tous les Ivoiriens et les Ivoiriennes dans leur diversité pouvons nous relever la tête ?

Où sont les hommes et les femmes capables de définir avec nous, ensemble, une vraie vision d’avenir pour que notre belle nation retrouve sa place et son image dans le concert des nations ?

Où sont les hommes et les femmes capables d’écouter nos aspirations profondes à la paix, à retrouver nos emplois, à croire à nouveau en notre avenir ?

Où sont les hommes et les femmes capables d’imaginer le projet d’une société nouvelle où l’esprit de compétition, la formation qualifiante, l’esprit d’entreprendre, la volonté de se réaliser, seront les fondements de l’espoir d’une jeunesse qui veut retrouver sa dignité ?

Où sont les hommes et les femmes capables de s’investir pleinement, de se sacrifier pour un nouvel idéal qui nous permettra de retrouver notre bonheur ainsi qu’une nouvelle foi en l’avenir ?

Où sont les hommes et les femmes capables de travailler ensemble dans la recherche et la mise en ½uvre de solutions pragmatiques pour rebâtir la nation sans que tel ou tel clan cherche à l’emporter sur l’autre ?

Où sont les hommes et les femmes capables d’organiser et d’assurer véritablement notre sécurité ?

Où sont les hommes et les femmes capables de mettre en ½uvre un vrai programme de réconciliation sans esprit de parti ?

Où sont tous nos ingénieurs et nos cadres, les fils et filles de la Côte d’Ivoire formés dans les plus grandes universités du monde capables d’imaginer un véritable plan de bataille pour permettre à notre pays de faire un nouveau bond social et économique en vue de le replacer sur sa voie initiale ?

Où sont ils ? Où sont-elles ?

Ces hommes et ces femmes devraient être observés et choisis par nous tous selon certaines capacités essentielles pour la reconstruction ; nous en citons ici deux primordiales :

La capacité à ramener la paix et à réaliser un vrai projet d’avenir pour le pays.

Abidjan 11 octobre 2004.

La suite demain
11 octobre 2004 l’Intelligent d’Abidjan

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