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CÔTE D’IVOIRE / LOGEMENTS / AFFAIRE COCODY DANGA

CÔTE D’IVOIRE / LOGEMENTS / AFFAIRE COCODY DANGA

En 1950, Mr Pierre clouzet, français est détaché en Côte d’Ivoire pour gérer les fonds des combattants africains revenus de la seconde guerre mondiale. Il initie donc des projets immobiliers en 1952 à travers la SIHCI ( société immobilière et de l’habitat à bon marché de Côte d’Ivoire) dans plusieurs quartiers d’Abidjan dont Cocody. De 1952 à 1968, avant sa mort, sa structure va bâtir plusieurs habitats (Marcory, Treichville, Adjamé et Cocody). Des logements allant de 137.000 f cfa à 797.000 fcfa, seront acquis par tous (ivoiriens ou non) à travers un contrat à durée indéterminée. Plusieurs clauses de ce contrat stipulaient,une possibilité d’acquisition de la maison après y avoir vécu 3 ans de suite et un paiement échelonné en fonction du coût de l’habitat. En 1969, après le décès de M. Pierre Clouzet, le président Félix Houphouet Boigny, qui avait déjà créé deux structures nationales de gestion immobilière ,va confier la gestion des actifs et des passifs de la structure coloniale à ces structures nationales dont la SICOGI (Société Ivoirienne de COnstruction et de Gestion Immobilière). En 1970, Il signe un arrêté, demandant à la SICOGI de vendre les logements sociaux coloniaux aux locataires à la fin de chaque fin de service. Plusieurs locataires seront propriétaires. En 1990, face à la lenteur du processus, certains locataires non encore propriétaires vont interpeler le president Félix houphouet et certains maires.

En 1992, La mairie de Cocody, saisie par les Les habitants de Danga, va interpeller la SICOGI afin qu’elle vende les logements sociaux aux locataires. La SICOGI par le biais de son directeur chargé du patrimoine immobilier va répondre par l’affirmatif. À la mort du Président Félix Houphouët Boigny, Les communautés vivant sur ce site, rappelle le président Henri Konan Bédié sur les engagements de l’État vis à vis d’eux. Il signe un arrêté qui précise l’engagement de l’État et pose des conditions de recasement des riverains au cas où la SICOGI voudrait rénover les dits quartiers. À l’avènement du pouvoir RHDP, le DG de la SICOGI, Mr Camara Loukimane, va chercher à déguerpir la population en faisant fie des différentes lois et autres engagements existants déjà. Les populations criant à une injustice le traduisent en justice (les quartiers concernés sont : Cocody Danga et Adjamé). Ceux de Danga gagnent en première instance. Après cela, la SICOGI décide de discuter et de respecter ses engagements. Elle va même faire visiter les logements qui doivent accueillir les populations. Or cette démarche était une ruse enfin de surprendre les pauvres populations. Sur la base de cette visite guidée, le DG introduit un appel contre la décision de justice et gagne. À partir de là, commence le calvaire des populations de danga et des autres quartiers. La SICOGI, grâce à une comédie juridique va gagner en cassation et Mme Chantale Camara, présidente de la Chambre Judiciaire de la Cours Suprême va définitivement porter le coup Le 16 avril 2018, se basant sur cette décision inique, Là SICOGI va distribuer un exploit de congés qui prend fin le 11 juillet. Pendant cette opération de distribution, La SICOGI prend le soin de rédiger un contrat dans lequel elle demander aux résidents de renoncer à leurs droits et de donner en retour une somme de 1.000.000 au lieu d’un recasement. 21 famille sur 77 vont signer moyennant 560.000 et le reste au dépôt de la clé. Alors que le délai de congés n’est pas arrivé à son terme que la SICOGI, en compagnie de plusieurs individus armés et sous le regard des policiers, détruisent les habitats le 8 mai 2018. Voilà en substance le drame des populations de Danga. Plusieurs acteurs de la société civile se sont mis aux côtés de la population en détresse pour leur apporter soutien. Parmi ces différentes structures de la société civile celle présente aux premières heures de ce drame est La Coalition des Indignés avec a sa tête M. NAHOUNOU DALEBA qui n’a pas hésité a se prononcer sur le cas de Danga. « Selon nous, Il s’agit d’une dépossession vu le prix du terrain. Mais l’Etat n’a pas tenu compte du droit au logement et de l’aspect social . Nous nous sommes indignés et demandons réparation » ajoute le Coordonnateur de la Coalition des Indignés M. Nahounou Daleba. Néanmoins après plusieurs protestations et approches, les Ministres de la Construction et l’urbanisme M. Isaac DE et de la Solidarité Mme Mariétou KONÉ ont rencontrés hier le Coordonnateur de la coalition et le président des habitants de Danga pour parler des modalités de relogement. « Espérant que cela ai une suite favorable car chaque citoyen a droit à un toit » Termine-t-il. Justice pour la population de Cocody-Danga!

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