Conférence dédicace d’Abraham GBOGBOU de « Clés de la langue française, de la théorie à la pratique » le 7 mars 2018 à l’Umeci – Ivoir' Press | Presse & Portails de la Côte d'Ivoire
Actualités

Conférence dédicace d’Abraham GBOGBOU de « Clés de la langue française, de la théorie à la pratique » le 7 mars 2018 à l’Umeci

Conférence dédicace d’Abraham GBOGBOU de « Clés de la langue française, de la théorie à la pratique » le 7 mars 2018 à l’Umeci
Ivoir' Press

Conférence dédicace d’Abraham GBOGBOU de « Clés de la langue française, de la théorie à la pratique » le 7 mars 2018 à l’Université Méthodiste de Côte d’Ivoire (UMECI)

 Thème : « Pourquoi faut-il enseigner le français à l’Université et dans les grandes écoles ? »

 J’ai voulu rompre avec la tradition qui veut, qu’en pareille occasion, il y ait un présentateur du livre avant la dédicace à proprement parler. « Clés de la langue française, de la théorie à la pratique », à la différence du roman, de la poésie, du théâtre, de la nouvelle, etc. est un livre qui a un caractère didactique, c’est-à-dire un livre qui peut servir à dispenser un enseignement. C’est donc un livre qui dénote de la littérature spécialisée.

Souffrez donc, mesdames et messieurs que je récupère une dizaine de minutes sur votre précieux temps pour intervenir sur le thème ci-après : « Pourquoi faut-il enseigner le français à l’Université et dans les grandes écoles ? » En d’autres termes, je dirais, l’enseignement du français est-il nécessaire à l’Université et dans les grandes écoles, dans un pays comme la Côte d’Ivoire où l’on apprend le français depuis le CP1 ?

Le thème tel que formulé, sous-entend que l’enseignement du français dans l’enseignement supérieur suscite des débats contradictoires. Mon  approche de celui-ci se fera en trois parties. Il s’agira pour moi  d’exposer la thèse qui milite contre l’enseignement du français après la classe de terminale d’une part (I), et  la thèse d’en exposer la position contraire d’autre part (II). Après ces tendances, j’exposerai sur les apports de Clés de la langue française, de la théorie à la pratique (III).

  1. L’ENSEIGNEMENT DU FRANÇAIS N’EST PAS NECESSAIRE A L’UNIVERSITE ET DANS LES GRANDES ECOLES

CONFERENCE DEDICACE DE «CLES DE LA LANGUE FRANCAISE, DE LA THEORIE A LA PRATIQUE » D’Abraham GBOGBOU le 7 mars 2018 à l’Université Méthodiste de Côte d’Ivoire (UMECI)

Le nombre de ceux qui pensent que l’enseignement du français est inutile, après l’obtention du baccalauréat, ne se compte. Il n’est pas rare d’entendre des réactions comme suivant : français là même oh, on va faire quoi avec ça ? Nous savons tous parler français, car on l’a appris depuis le CP1. Ces déclarations qui fusent des lèvres des étudiants sont encouragés par des autorités et non des moindres qui pensent que les lettres ne mènent nulle part et qu’on ne peut développer un pays avec le français. « Nous sommes à l’ère des sciences et de la techniques. Il faut donc accorder un point d’honneur à l’enseignement des matières scientifiques, économiques, etc. ». On entend aussi dire : « L’avenir appartient à la science et à la technique ». « Telle est exprimer dans une langue à la DAGO et qui valut une catilinaire à ces négrilles de l’esprit adorateur de la paresse, de la pauvreté culturelle béate et qui parlent et écrivent français comme un pied, telle est l’opinion : elle est assise sur l’argument de l’inutilité pratique et alimentaire du français », pour parler comme le Professeur, latiniste, Logbo GNEZE.

Quid de la seconde thèse ?

  1. LE FRANÇAIS UNE LANGUE NECESSAIRE A TOUS LES NIVEAUX DE FORMATION

Mesdames et messieurs,

Honorables invités,

Heureusement, il existe encore une poignée de personnes qui pensent que la langue française a toujours sa place dans l’enseignement supérieur. Ici, il n’est pas seulement question des départements de lettres modernes, mais dans toutes les facultés. Les raisons sont les multiples, mais j’en donne ici quelques-unes. Le français est la langue officielle en C.I. par conséquent, c’est la langue de l’enseignement, de l’administration, de communication, etc. Ne pas en avoir  le minimum de maîtriser sur le plan syntaxique, lexical, phonétique et sémantique est dangereux pour soit mais pour la société au service de laquelle on est. Le niveau d’expression à l’écrit et à l’oral de bon nombre d’élèves et étudiants s’avère catastrophique. Le niveau de culture est en déliquescence, la paresse gagne tout le monde, le nouchi gagne du terrain. Que faire ?

Pour les usagers de la langue française, ladite langue ne doit évidemment pas constituer une fin en soi, mais elle peut être utile sur plusieurs points.

En premier lieu, la maîtrise de la langue française implique au préalable celle de sa grammaire qui permet de mieux parler et de mieux écrire. Il faut retenir que le maniement aisé de la langue parlée et écrite est un instrument de promotion sociale. C’est donc sur le plan de la production que la langue française est bénéfique.

En deuxième lieu, il faut noter que la langue française, comme toute langue naturelle, contribue au développement de capacités intellectuelles. Elle permet aussi de développer le sens critique, analyser le mécanisme linguistique d’un texte, assure une meilleure compréhension de son sens, aide à séparer dans le discours d’autrui, ce qui est langue de bois et idées toutes faites, de ce qui est l’expression d’une pensée organisée et personnelle. La langue française, vue la place d’importance qu’elle occupe dans nos activités, en Côte d’Ivoire mérite promotion et considération.

III- APPORTS DE CLES DE LA LANGUE FRANCAISE

CONFERENCE DEDICACE DE «CLES DE LA LANGUE FRANCAISE, DE LA THEORIE A LA PRATIQUE » D’Abraham GBOGBOU le 7 mars 2018 à l’Université Méthodiste de Côte d’Ivoire (UMECI)

J’ai métaphoriquement appelé mon livre Clés de la langue française, car modestie mis à part, il passe en revue des chapitres importants en grammaire/ linguistique et stylistique française. Il est le fruit de cinq années et demie de recherche. C’est un livre où 18 chapitres se succèdent sur 269 pages. Elèves, étudiants, journalistes, enseignants, administrateurs, musiciens, chantres, choristes, mathématiciens, physiciens, informaticiens, chacun il trouvera son compte. Pour reprendre les mots de mon préfacier, le professeur Célestin Dadié DJAH, je dirais (excusez-moi de lire moi-même un texte qui parle de moi) : « Cette œuvre prétendument complète, fait le tour des questions langagières, en revenant entre autres les notions de « mots grammaticaux et mots lexicaux », « fonction du langage », « registre de langue », « mélioratifs et péjoratifs », « logique du discours », « registre de langue », « énoncé et énonciation », « prosodie », « sens propre et sens figuré ». », etc. Cette œuvre, comme le dit Jules DEGNY, « tenir un discours cohérent, exempt de fautes, rédiger une rédaction dans toute sa clarté, en respectant les règles syntaxico-sémantiques et phonétiques, semble être une gageure pour certains usagers de la langue française. Cette œuvre (…) vient à point nommé, pour rendre plus aisée, plus affinée notre diction, notre écriture sclérosée par un certain mimétisme et notre ignorance. [Ce livre] passe en revue les quelques reliefs de la langue française dont les aspérités visiblement gênent notre parcours dans cette flore luxuriante de cette langue exotique. »

Je  ne saurais dire mieux que cela,

Je ne saurais dire plus que cela.

Mesdames et messieurs, je vous propose ma modeste contribution pour accompagner notre pays, sur la voie de l’émergence intellectuelle.

Je vous remercie d’être venus.

 

Abraham GBOGBOU

Auteur

Université Méthodiste de Côte d’Ivoire

 

Cliquez pour ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Voir d'Autres Sujets : Actualités

Vous aussi, proposez-nous vos reportages photos, vidéos & écries et vous ferez peut-être la une

Envoyez tout cela à Ivoir' Press qui se chargera de la diffusion.

Mail : press@hgoah.org

          contact@ivoirpress.net

Ivoir' Press

Suivez-nous sur Facebook

Copyright © 2015 Ivoir' Press. Tous droits Réservés