AVONS-NOUS LES HOMMES QU’IL FAUT A LA PLACE QU’IL FAUT ? – Ivoir' Press
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AVONS-NOUS LES HOMMES QU’IL FAUT A LA PLACE QU’IL FAUT ?

AVONS-NOUS LES HOMMES QU’IL FAUT A LA PLACE QU’IL FAUT ?
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Nous nous inclinons devant la dépouille de nos vaillants soldats, dignes fils, gardiens du temple Eburnie, morts pour la Patrie et adressons nos condoléances les plus attristées à leurs familles éplorées, touchées dans leur chair, dans leur esprit et dans leur âme.

Nous demandons au Président de la République de tout mettre en oeuvre afin que leur mort ne soit pas vaine.

Les attaques simultanées de Gohitafla et d’Ity par les terroristes sanguinaires de rebelles doivent interpeller chacun d’entre nous. Au-delà des boucs émissaires, c’est vers nous, vers nous seulement et vers rien d’autres que nous devons nous tourner pour poser les questions qui ne vont pas manquer de nous faire mal.

AVONS-NOUS LES HOMMES QU’IL FAUT, A LA PLACE QU’IL FAUT ? Si oui, FONT-ILS  POUR LEUR PAYS CE QU’ILS DEVRAIENT FAIRE ?

Chers compatriotes, l’heure est grave !

Nous demandons au Président de la République, Chef des Armées des explications sur ces attaques terroristes. La Côte d’Ivoire veut savoir ! Le peuple de Côte d’Ivoire exige des sanctions si la responsabilité de tel ou tel était avérée. La vie d’un soldat est précieuse. Nous n’accepterons plus que celle de nos héros soldats soient sacrifiée ! Nos autorités ont toujours décidé de tendre l’autre joue quand l’une est frappée. Nous n’accepterons plus que notre pays soit humilié de la sorte parce que ceux qui ont en charge de préserver sa dignité en ont décidé ainsi.

Nous sommons désormais nos compatriotes à ne pas prendre pour cible les étrangers qui par amour pour notre beau pays et sa culture ont choisi d’y vivre, et qui, malgré cette crise, y sont restés pour vaincre avec nous l’ennemi. Ne donnons pas raison à ceux qui disent que la Côte d’Ivoire est raciste et xénophobe. N’éparpillons pas nos énergies dans des combats perdus d’avance.

Tout étranger en Côte d’Ivoire, qu’il soit Français ou non, jusqu’à preuve du contraire, est innocent de ce qui nous arrive.  De même que nous avons pour noble mission de défendre et de libérer notre illustre pays, de même, nous devons protéger nos compatriotes et les étrangers qui nous font l’honneur de vivre cette guerre avec nous. Il faut se garder de traumatiser les étrangers. La psychose permanente dans laquelle vivent ces amis de la Côte d’Ivoire chaque fois que nous fuyons nos responsabilités est intolérable. Arrêtons de les prendre en otage ou pour cible sinon nous serons pires que les terroristes sanguinaires de rebelles contre qui nous devons mener toutes formes de lutte, sans aucune concession, devant aboutir à la libération de notre cher pays. Cette forme de chantage est ignoble et n’honore pas notre pays.

 

Chers patriotes, dignes filles et fils de la résistance, ne nous trompons pas de lutte. Personne à notre place ne viendra libérer notre pays. Coordonnons nos actions, concentrons-nous sur la rébellion, la seule maladie qui vaille d’être combattue et vaincue. N’oublions pas que cette rébellion est un cas spécifique : la majorité des Ivoiriens qui s’y trouve est prise en otage. C’est ce chantage de ces preneurs d’otage qui nous a valu  Marcoussis et Kléber. C’est ce chantage qui a sacrifié la région de Man, le grenier, afin que nos compatriotes dans les zones assiégées ne meurent pas de faim. C’est ce chantage qui a consacré la partition équilibrée de la Côte d’Ivoire et non la puissance de feu des terroristes sanguinaires de rebelles.

 

La question qui se pose aujourd’hui est de savoir, si nous pouvons ou devons faire la guerre dans ces conditions en incluant le facteur France, ses alliés et l’Onuci qui peut jouer éventuellement contre nous ou négocier ? Une rébellion qui occupe 60% du territoire peut-elle déposer les armes de son plein gré ? La rançon promise par les donneurs peut-elle amener ces preneurs d’otages et de territoire à déposer les armes ? L’incident dramatique de Gohitafla et d’Yti offre-t-il d’autres issus ?

En d’autres termes, la Côte d’Ivoire, d’une manière ou d’une autre, peut-elle gagner la guerre contre la rébellion ?

 

Monsieur le Président de la République, le peuple veut être rassuré qu’il y’a un pilote dans l’avion Ivoire. Ils vous sait historien de formation, donc un professionnel de l’histoire. Il vous voit comme le meilleur buteur de football qui doit tirer un pénalty décisif. Il sait que ces génies-là ratent le plus souvent ce pénalty décisif pour avoir chercher à marquer le meilleur but de l’histoire du football. Ne chercher pas à compliquer ce qui est simple, Monsieur le Président. Ne chercher pas à faire la meilleure histoire de tous les temps. Chercher seulement à marquer ce but, pour ne pas dire ce temps, en donnant à votre illustre pays la victoire libératrice tant attendue d’une nation unie, fraternelle et prospère.

 

Pour les Partis politiques émergents,

 

 

GNADOU Dano Zady, Président du PIP

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