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ARTICLE 35 : LE GROS MORCEAU

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Le sommet de Tshwane (ex-Pretoria) sur la crise ivoirienne est entré dans sa phase active. Depuis deux jours, les discussions se déroulent à la Maison des hôtes de la Résidence du Président Thabo Mbeki, à Arcadia.
Les pourparlers pour le retour de la paix ont débuté sur les sujets récurrents: la délégation de pouvoir et la question des milices dans la zone gouvernementale. Car, la question des pouvoirs dus au Premier ministre par l’accord de Linas Marcoussis a encore été évoquée. Dans l’entendement de ceux qui ont remis au gout du jour ce problème résolu définitivement après l’accord d’Accra III, il est question que le chef du gouvernement puisse disposer des pouvoirs lui permettant de prendre des décrets et de nommer les directeurs d’administration et des sociétés d’Etat. En un mot de disposer de tous les pouvoirs et de contraindre Laurent Gbagbo à inaugurer les chrysanthèmes.
Thabo Mbeki a clos les débats en soutenant que ce n’est pas au Premier ministre de gouverner en lieu et place du Président de la République, élu au suffrage universel direct. Il a recommandé à Seydou Diarra d’établir avec le Chef de l’Etat des relations de confiance et de franche collaboration qui ont existé entre eux, notamment à l’occasion du Forum pour la réconciliation nationale. Surtout que les ministres du gouvernement de réconciliation nationale n’ont, pour la plupart, aucune considération pour Seydou Diarra au point que son équipe reste un panier à crabes.
Quant à la question des milices et forces paramilitaries, le président du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié, aurait tiré la sonnette d’alarme en soutenant qu’elles font régner la terreur particulièrement à Abidjan. Pour cette raison, il aurait réclamé une sécurité renforcée à son retour en Côte d’Ivoire que lui aurait refusée Seydou Diarra pour raison budgétaire.
Le Chef de l’Etat ivoirien, de son côté, n’a pas hésité à donner son accord pour que les milices soient désarmées si et seulement si elles sont identifiées et repérées. Le Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, contacté par le médiateur sud-africain, aurait même indiqué que le Conseil de sécurité pourrait examiner la faisabilité d’un tel projet si réellement les rumeurs étaient fondées.
Pour le désarmement des combattants, la volonté du Chef de l’Etat n’avait pas encore été réalisée au moment ou nous mettions sous presse. Aucun chronogramme précis n’avait encore été établi définissant les périodes et les dates. Mais, il a été convenu que l’accord conclu entre les forces quadripartites (Forces loyalistes, rebelles, Licorne et Casques bleus) à Yamoussoukro, en décembre 2003, serve de base au désarmement des rebelles. L’Afrique du Sud s’est engagée à apporter son concours à la réhabilitation, en deux mois, de tous les sites qui ont été prévus pour le cantonnement des rebelles, dans le cadre du processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). Hier, la loi portant régime de la presse audiovisuelle est revenue sur la table des discussions. Le chef de la rébellion, Soro Guillaume, n’a pas reconnu les nominations du nouveau conseil d’administration (CA) et le limogeage de Maurice Bandaman du poste de président du CA de la RTI, après la promulgation de la loi portant régime juridique de la presse audiovisuelle. Il a demandé que l’ancienne équipe de la RTI soit réhabilitée. De sources proches du Chef de l’Etat, il serait envisagé la prise d’un décret qui garantisse la neutralité et l’impartialité de la radio et de la télévision nationales, selon les dispositions de l’accord de Linas Marcoussis. Car, aux yeux du camp présidentiel, le vrai problème de la RTI ne se pose pas en terme d’hommes mais de cadre institutionnel.
C’est en début de soirée que les participants au sommet de Tshwane devaient toucher le cœur de la crise ivoirienne: l’article 35 de la Constitution et les textes de l’accord de Linas Marcoussis qui auraient été tripatouillés pour être vidés de leur substance. Les débats se déroulent toujours loin des accompagnateurs des leaders et des responsables politiques. Thabo Mbeki s’entretient avec le Président Laurent Gbagbo, le Premier ministre Seydou Diarra et les chefs de l’opposition: Bédié, Ouattara et Soro. Le sommet pourrait prendre fin ce mardi.
Envoyé spécial à Tshwane

Auteur: Bi Bally Maurice FERRO

Frat-mat – 05/04/2005

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