APRÈS GOHITAFLA COL. BAKAYOKO (FAFN) : OUI À LA PAIX, MAIS VIGILANCE ! – Ivoir' Press
Côte d'Ivoire

APRÈS GOHITAFLA COL. BAKAYOKO (FAFN) : OUI À LA PAIX, MAIS VIGILANCE !

APRÈS GOHITAFLA COL. BAKAYOKO (FAFN) : OUI À LA PAIX, MAIS VIGILANCE !
Ivoir' Press

Attaque de Gohitafla
·BOUAKÉ:LA POPULATION SOUS LE CHOC

Rentré hier, au petit matin , au théâtre des opérations dans la zone de Gohitafla, le Colonel Soumaïla Bakayoko, le chef d’état-major des Forces armées des Forces nouvelles, a aussitôt réuni un état-major de crise pour décider de l’attitude à tenir.

Sur les faits, l’officier supérieur a déclaré avoir constaté sur place que la Caserne des FANCI de Gohitafla a été attaquée par des assaillants. De même que la position de la Force française Licorne

Rentré hier, au petit matin , au théâtre des opérations dans la zone de Gohitafla, le Colonel Soumaïla Bakayoko, le chef d’état-major des Forces armées des Forces nouvelles, a aussitôt réuni un état-major de crise pour décider de l’attitude à tenir.

Sur les faits, l’officier supérieur a déclaré avoir constaté sur place que la Caserne des FANCI de Gohitafla a été attaquée par des assaillants. De même que la position de la Force française Licorne. Bilan de cette attaque : six morts dont quatre du côté des FANCI et deux du côté des assaillants neuf blessés, de chaque côté (Licorne, FANCI et assaillants) dont un grave, côté Licorne.

Cependant, le Colonel Bakayoko a décliné la responsabilité des Forces nouvelles et a pointé un doigt accusateur sur le Président Laurent Gbagbo qui, selon lui, aurait élaboré un vaste projet de déstabilisation aux fins d’embraser tout le pays.

Projet qui consisterait, entre autres, en des infiltrations et des tentatives de subversion.

Le Colonel Bakayoko est donc formel : ceux qui ont opéré à Gohitafla ne sont pas les siens. Ce sont donc des éléments irréguliers, subversifs et visiblement manipulés, avec la complicité avéré du sergent-chef Ibrahim Coulibaly dit “ IB ”. Le mobile ? Saboter le processus de paix en cours.

En tout état de cause, le Colonel Bakayoko a condamné cette attaque et encore plus, le raid aérien. En effet, selon lui, des hélicoptères Mi- 2 4 des FANCI ont attaqué un convoi d’éléments des Forces nouvelles, de retour de mission à Konahiri le lundi , aux environs de 19 h. Si l’on ne déplore pas de pertes en vie humaine, l’on dénombre toutefois 12 blessés légers. Comme il fallait s’y attendre, le chef d’état-major des Forces nouvelles évoque là une violation flagrante des accords quadripartites en vigueur depuis juillet 2003. Par conséquent, comme pour se résumer, il s’est exprimé sans ambiguïté : “ La frappe des Mi-2 4 et l’attaque des positions FANCI et Licorne par des mercenaires aux ordres du sergent chef IB, sont aussi méprisables l’une que l’autre ”.

Cet exposé du Colonel Soumaïla Bakayoko qui a d’ailleurs fait l’objet d’un communiqué de presse publié hier, à en croire nos sources, aurait suscité une vive réaction de la part de certains chefs de guerre déterminés à donner la réplique. C’est le cas entre autres du “ Sergent Docteur ”, l’un des spécialistes locaux des missiles sol-air, qui a déclaré l’alerte rouge dans tout l’espace aérien des Forces nouvelles. Espace aérien qu’il dit désormais sécurisé et à l’abri de toute surprise de l’ennemi.

“J’ai le remède des Mi-24 de Gbagbo”, rassure-t-il. “A Kounahiri, l’effet de surprise a sauvé les mercenaires venus du ciel. Mais qu’ils sachent désormais qu’ils n’auront pas deux fois la même chance”, renchérit cet autre spécialiste des SAM 7 qui se dit prêt à porter la réplique dans le camp ennemi.

Vigilance certes mais respect de la logique de paix dans laquelle nous nous sommes inscrits, tranche pour sa part le colonel chef d’état-major qui, tout en reconnaissant la gravité des faits , a invité les uns et les autres à ne pas remettre donc en cause les différents accords de Linas-Marcoussis et d’Accra II ainsi que la déclaration conjointe de fin de guerre du 4 juillet 2003. Et que ce type de raid ne se répète plus. Aussi, en appelle-t-il à la vigilance des Forces impartiales. Il les invite instamment à faire respecter l’inviolabilité de la zone de confiance par terre ou en l’air par toutes les parties en conflit. “ Si cela n’était pas fait, nous savons nous défendre ”, avertit le Colonel Bakayoko, qui a souligné que la situation est globalement calme.

Notons que lundi, c’est en compagnie du général de division Poncet, commandant la Force Licorne, que le colonel Bakayoko s’est rendu sur le terrain à Gohitafla, située en zone de confiance.

Les populations entre psychose et fatalisme

Hier, ce n’était pas la grande ambiance à Bouaké où certains commerces sont restés fermés jusqu’en début d’après-midi. Dans les différents corridors, le consigne est à plus de vigilance. Ce qui se traduit par un contrôle plus rigoureux des passagers et des bagages. Au rond point de la Cathédrale, une unité lourdement armée fait la sentinelle. Tandis que l’autorité militaire bat le rappel des combattants que l’on voit de moins en moins déambuler dans les rues comme à l’accoutumée.

A la vérité, même si l’état-major n’a pas donné de consignes particulières aux populations civiles, la psychose est quand même perceptible. Du commerçant à l’écolier, du transporteur à l’enseignant, de la ménagère à la tenancière de maquis et à l’hôtelier, chacun se dit que quelque chose peut arriver à tout moment. Et ce que chacun redoute le plus, ce sont les raids aériens des hélicoptères MI 24 de triste réputation. Mais ici, la psychose semble s’accommoder avec détermination. Donc pas de panique. Car pour le moment, aucun exode des populations n’est perceptible. Au contraire, les populations vaquent à leurs occupations.
La grosse interrogation cependant vient de la capacité de défense des Forces nouvelles. Surtout la défense aérienne.

Mais ceux qui sont dans le secret des dieux s’emploient à rassurer les uns et les autres.

“ L’arsenal militaire des Forces nouvelles autorise toute riposte, d’où que vienne l’ennemi ”, annonce à qui veut l’entendre ce militaire de carrière qui a rejoint la rébellion aux premières heures. Et qui, assurément, sait de quoi il parle.

Bluff en réalité, plaise à Dieu que la Côte d’Ivoire ne se fasse pas hara-kirii. Cela dit, l’attaque de Gohitafla et le raid FANCI qui s’en est suivi sont quasi unanimement condamnés par nos interlocuteurs. Qui, pour ce faire, ont émis des doutes quant à l’efficacité du dispositif Licorne. Des appels au calme ont commencé cependant à se faire entendre.

Et tous les regards sont maintenant tournés vers Soro Guillaume, le Secrétaire général des Forces nouvelles momentanément annoncé absent de Bouaké

Cliquez pour ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Côte d'Ivoire

Voir d'Autres Sujets : Côte d'Ivoire

Vous aussi, proposez-nous vos reportages photos, vidéos & écries et vous ferez peut-être la une

Envoyez tout cela à Ivoir' Press qui se chargera de la diffusion.

Mail : press@hgoah.org

          contact@ivoirpress.net

Ivoir' Press

Suivez-nous sur Facebook

Copyright © 2015 Ivoir' Press. Tous droits Réservés