AFFRONTEMENT GPP-RIVERAINS D’ADJAMÉ 1 MORT : ATTENTION, DANGER ! – Ivoir' Press
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AFFRONTEMENT GPP-RIVERAINS D’ADJAMÉ 1 MORT : ATTENTION, DANGER !

AFFRONTEMENT GPP-RIVERAINS D’ADJAMÉ 1 MORT : ATTENTION, DANGER !
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Un accrochage qui aurait commencé aux environs de 15 h le mercredi 19 janvier à la gare Renault d’Adjamé entre les miliciens du Groupement patriotique pour la paix (GPP) et les conducteurs et apprentis de gbakas a dégénéré. Les riverains des quartiers Ebrié, Latin et Habitat extension des 220 Logements se disant exaspérés par les exactions que leur feraient subir au quotidien les miliciens en question, en ont trouvé l’occasion de les déloger de l’Institution Marie Thérèse Houphouët-Boigny où ces derniers ont, de force, élu domicile depuis plus d’un an. Ce qui a occasionné un véritable affrontement nourri de jets de pierres et de projectiles de toutes sortes ainsi que, des coups de gourdins et de machettes. De part et d’autre, l’on enregistre plusieurs blessés et des dégâts matériels.
C’est grâce à l’intervention des forces de l’ordre déployées en grand nombre sur les lieux que le pire a été évité de justesse. Les forces de l’ordre ont dans un premier temps réussi à ramener à leur base les éléments du GPP qui, déchaînés, en avaient gros sur le cœur contre les chauffeurs de gbakas et apprentis qu’ils pourchassaient à travers les rues aux alentours de ce qu’ils appellent leur camp. Et c’est dans ces conditions que le nommé Balia Nidou Olivier, chauffeur de gbaka que nous avons rencontré, la tête couverte de sang, dit avoir été tailladé à la machette. Lorsqu’aux environs de 16 h, nous arrivions sur les lieux, les éléments du GPP, assemblés dans leur camp et les transporteurs soutenus par les riverains, les jeunes gens surtout, se regardaient en chien de faïence. Le camp était presque encerclé. Servant d’interface, policiers et gendarmes veillaient à ce que les deux clans ne s’approchent l’un de l’autre. Des manifestants interrogés, hommes, femmes, jeunes et vieux, tous décrient le comportement de leurs voisins miliciens. Les agents du GPP sont accusés d’exactions sur les populations. Il leur est reproché notamment de commettre des vols, des viols et des agressions de toutes sortes. Les commerçants du secteur seraient perpétuellement braqués par eux. Les éléments du GPP refusent de payer lorsqu’ils consomment dans les bars et maquis. Beaucoup de commerçants auraient fermé boutique à cause de ce que leur feraient subir les miliciens du GPP. Toute personne qu’ils interpellent au cours des rafles qu’il leur arrive d’organiser est dépouillée de son argent et tout objet qu’elle porte. Les riverains n’ont pas arrêté de déverser les récriminations sur le GPP.

Aux environs de 18 h lorsque les agents des forces de l’ordre se sont retirés, estimant sans doute qu’il n’y avait plus de danger, les population armées de cailloux, de gourdins et toutes sortes de projectiles se sont ruées sur le camp du GPP pour en déloger de force les occupants. C’est dans une vive tension et un brouhaha sans nom que des coups de feux sont tirés et font fuir tout le monde. Les éléments du GPP reprennent le dessus. Il s’en suit une course-poursuite dans les rues. En cassant tout sur leur passage, les miliciens avaient barré toutes les rues et contrôlaient la situation jusqu’à 19 h.

Ils pourchassaient les gens à travers les rues. Le calme va enfin revenir avec le retour de la police et aussi des envoyés de l’état-major des FANCI. L’intendant major du GPP nous donne sa version des faits :  » Nous enregistrons dans nos rangs six blessés graves et un militaire du BCP tué. C’est par solidarité aux frères du BCP que nous sommes intervenus. Depuis que les deux chauffeurs ont été tués aux 220 logements, les transporteurs en veulent à tous les corps habillés qu’ils attaquent systématiquement.  » Le responsable du GPP dit avoir saisi la gendarmerie d’Adjamé lorsque le matin les transporteurs les ont attaqués. Sur tous les maux qui leur sont reprochés, il rétorque.  » Nous avons de bons rapports avec la population. D’ailleurs, le 31 décembre dernier, nous avons organisé avec les riverains un tournoi et nous avons mangé ensemble.  »

Auteur: Landry KOHON

Frat-mat – 21/01/2005

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